Enseignement supérieur : Docteurs et doctorants protestent encore !

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Les docteurs et doctorants chômeurs tiennent un sit-in au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique et protestent également leur colère avec une présence accrue à la place de la Kasbah. Un mouvement agité depuis le 29 juin ne cesse de fomenter une affaire nationale qui dure un bon moment.

Fathi Dridi, doctorant en électronique, issue de Bembla à Monastir est venue protester devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique son mécontentement quant aux faibles stratégies de recrutement des doctorants émises par le gouvernement.

« Tout le monde le sait, le diplôme du doctorat est la plus haute des attestations en Tunisie et pourtant l’Etat ne donne pas assez d’importance à ce titre. Avec mes confrères, on s’interroge toujours sur la manière dont le gouvernement pose ses stratégies quant aux recrutements des doctorants. On a fait tout ce chemin si difficile et ça depuis l’école primaire tout en arrivant à l’échelle du doctorat sans pouvoir garantir ne serait ce qu’une once d’espoir de travailler un jour dignement est un fardeau qui ne nous donne guère d’autres choix à part celui de manifester. Pourquoi on ne nous donne pas l’opportunité d’intégrer les rangs du combat ? L’importance dont jouit la recherche scientifique a pourtant mit tout le monde d’accord lors de l’invasion du COVID-19. D’ailleurs, les doctorants tunisiens ont prouvé l’efficacité de leur dur labeur et ont montré à travers tout le globe le fruit de leur engagement » témoigne Fathi Dridi

« Notre participation dans divers séminaires et congrès à l’étranger donne toujours l’impression qu’on est plus respecté à l’international que chez nous. Nos publications se trouvent partout dans de prestigieux journaux scientifiques. Dans un pays qui se respecte, la création de cellules scientifiques dans chaque ministère est tout à fait normale, un protocole habituel dont le recours est plus que bénéfique sauf qu’on a décidé de nous mettre à côté » avait-il ajouté

« Nous vivons le résultat catastrophique d’un cumule de plusieurs années où l’Etat n’a pas vu venir près de 12.000 doctorants marginalisés à travers tout le pays. Notre combat dure depuis 8 années parallèlement avec les successions des gouvernements où les promesses se vaporisent tout au long du mandat du ministre. Tout cela s’ajoute évidemment au malaise du système LMD compliquant ainsi les recrutements juste après l’unification de la licence appliqué et fondamentale résultant ainsi une complication de recrutement » précise-t-il

« Malheureusement, la priorité n’est pas donnée à l’éducation et à l’enseignement. Une régularisation devrait tout d’abord s’administrer au cœur de ce pôle important. Déployer toutes les ressources pour s’engager dans une lutte sans merci contre la corruption fait partie de ce combat.  On a encore des chefs de laboratoires qui font des commandes d’ordinateurs dernières générations puis les emballent et rentrent chez eux avec sans parler des ingérences au seins des universités. » avait-il déclaré

« Les conditions de travail sont pénibles, on bosse avec des ordinateurs archaïques sachant que le budget octroyé pour la recherche scientifique est largement suffisant. Mais oû va-t-il donc ? on nous dit souvent que les moyens ne sont rudimentaires pour l’organisation d’une simple conférence.

« Nous demandons à l’Etat de nous accorder le titre de doctorant dans notre statut légal et d’orienter nos souhaits de recrutements envers tous les ministères du gouvernement. Si vous lisiez le cahier de charge émis pour les universités privées, vous trouviez une loi qui impose strictement à ce que le personnel enseignant soit muni de 50% de doctorants. Cette législation est bafouée et alimente le taux de chômage dans nos rangs chaque jour. » avait-il ajouté.

D’après le ministère de l’Enseignement supérieur, le département en question s’intéresse sur l’élaboration de projets de loi et de législation permettant de faciliter le recrutement des docteurs et doctorants chercheurs au sein des facultés privés sachant qu’en Tunisie 69% des titulaires de doctorat (3292) sont au gouffre du chômage quant au nombre des doctorants, celui-ci s’élève à 11.171.

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