3 bonnes raisons pour regarder “Nouba” de Abdelhamid Bouchnak

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Diffusée sur la chaine Nessma TV, la nouvelle série « Nouba » du réalisateur en ascension Abdelhamid Bouchnak n’a pas manqué pour plaire aux téléspectateurs tunisiens.  « Nouba » regroupe les acteurs Chedly Arfaoui, Amira Chebli, Marwen Ariane et Meriem Ben Hussein pour une aventure dans les années 90’ dans l’univers de la Nouba où Maher (Bilel Briki) est condamné à 6 mois de prison pour agression dans une discothèque. Le feuilleton laisse à découvrir des récits finement développés pour laisser la voie aux multiples références au « Mezoued » tunisien.

1/ Un cours d’histoire et de cinéma :

Pas besoin d’être un ace de cinéma pour constater que le réalisateur de « Dachra » a bien pris soin de l’aspect cinématographique du feuilleton. En effet, « Nouba » est une révolution dans les feuilletons tunisiens qui dans les dernières années n’ont pas pu bien prouver leur capacité à subjuguer les téléspectateurs. En introduisant de magnifiques plans dans ses séquences, Bouchnak casse tous les clichés des séries tunisiennes notamment avec des références à la culture du « Mezoued ». La série fait bel et bien sa nouba en incluant des mélodies de Mezoued dans l’arrière son. Abdelhamid Bouchnak impose un style cinématographique et le manie avec excellence depuis Dachra décelant ainsi son pouvoir à créer et à percer dans l’inaccoutumé.

 

2/ Un excellent récit

En composant son histoire de diverses intrigues, « Nouba » s’éloigne de l’ennuie et des séquences lourdes et dépourvues de sens. La série de Nessma fait rire avec des blagues souvent identiques à la culture tunisienne en relatant une histoire très proche du réel tout en laissant une empreinte critique pour provoquer les téléspectateurs et l’inciter à se poser des questions sur la situation de la femme tunisienne, le système pénitencier et le traitement infligé par la police aux citoyens. L’histoire est riche, enrichi de références et forme un beau mélange de comédie et de drame ce qui permet à Bouchnak de monter la barre encore plus haut et prouvé d’une part que le cinéma tunisien est encore vivant et aussi faire revivre l’histoire populaire tunisienne aux curieux.

3/ Les acteurs sont excellents

Marre de regarder des « influenceurs » d’instagram se faire passer pour des acteurs ? Nouba est venue à votre rescousse en balançant un excellent casting aux personnages très bien développée composé de Chedly Arfaoui   (Bringa) qui n’a pas hésité à s’imposer encore une fois dans un nouveau visage et de Hela Ayed ( Wassila) dont le charisme et l’art de s’englober dans un rôle  a atteint un niveau plus que magistrale.Chacun a son histoire, ses petits secrets et ses mésaventures à nous révéler tout doucement dans le développement du récit. Les acteurs, qui, bien dans leurs peaux à travers leurs tons de voix et leurs gestuelles ainsi que leurs expressions faciales laissent avec brio un temps aux téléspectateurs d’interagir émotionnellement avec leurs petits conflits.

 

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