Tunisie: un combat pour la légalisation du cannabis en vue?

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

Tiraillé entre une loi jugée désastreuse et une image diabolique, le combat pour la légalisation du cannabis en Tunisie commence à défrayer la chronique malgré des circonstances défavorables. Pour y remédier, des avocats ainsi que des politiciens ont confirmé leur engagement en faveur d’une Tunisie moins hypocrite et plus rationnel. 

L’arrestation de A.L.A comme élément déclencheur:

Le mercredi 6 mai 2020, le rappeur issue d’Ezzahrouni a été arrêté sur la route du Relais à Gammarth pour détention de cannabis et a été soumis à un test qui s’est avéré positif. L’information n’a pas beaucoup plu aux activistes et à provoquer même la condamnation de la loi 52, qui, jusqu’à maintenant n’a pas convaincu la société civile ni la caisse de l’Etat.

Des avocats à la rescousse:

Décriée par un bon nombre de gens, la légalisation du cannabis déplaît. Cette tentative de réforme chagrine et offusque une large partie du peuple tunisien. Ce n’est pas le cas de Kais Ben Halima ou de Ghazi Mrabet, tous les deux avocats et militants en faveur de la dépénalisation du cannabis. Etant membre et rapporteur de la commission nationale de réforme du code de procédure pénale, Ben Halima ne rate jamais une occasion pour prouver l’avantage de cette action. Selon lui,  la décriminalisation du cannabis est un atout gratifiant pour l’économie et servirait à pourvoir près de 3.000 emplois ainsi que plus de 100 projets.

Pour Ghazi Mrabet, l’instrumentalisation des lois anticannabis par le système pénal, cause une surpopulation carcérale. L’avocat a déjà contribué à l’adoption en avril 2017 d’un amendement qui donne désormais aux juges la possibilité de tenir compte de circonstances atténuantes. Mrabet a donc gagné une première bataille et persiste aujourd’hui à faire bouger les choses. L’avocat des libertés individuelles plaide pour plus de  respect de l’autre et de celui des droits en pointant du doigt l’harcèlement qu’exerce l’Etat à l’encontre des consommateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Share.

Leave A Reply