Système carcéral : à quand une réforme ?

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La ministre de la Justice Thouraya Jeribi a affirmé le vendredi 25 juin 2020 que le recourt au bracelet électronique forme un atout nécessaire pour le déploiement des mécanismes alternatifs renforçant à la fois le système juridique du pays et allégeant la surpopulation des centres de détention. La ministre a confirmé l’élaboration d’un guide pour la détention préventive dans le cadre d’un atelier organisé par le ministère en partenariat avec l’institut danois contre la torture afin de développer le système carcéral tout en instaurant une assurance vitale pour les droits de l’Homme. 

Y’a qui là-dedans ?

Pour certains, moralistes et défenseurs de la société, les prisonniers forment un sort de déchet social, des moins que rien voués à l’échec dont la place est amplement méritée. Selon l’Observatoire International des prisons, l’incarcération se définit par un long processus de désaffiliation par lequel les personnes s’éloignent des systèmes sociaux. Le pays compte 25 000 personnes incarcérées pour 28 prisons dont 19 centres de détention et 8 prisons d’exécution (Inkyfada, 2016).

Manque d’hygiène, saleté, arnaques et odeurs extrêmement fétides. Telles sont les conditions avec qui des êtres humains passent la majorité de leurs temps. Ils sont privés de leurs liberté pour des délits mineurs, des crimes odieux et certains sont incarcérés en détention préventives attendant ainsi leur sentence dans un purgatoire sans issue. Ces établissements censés « rééduquer » convertissent chaque jour l’humanité de ses résidents en haine, ressentiment envers l’autre et ne crée rien d’autre que d’autres problèmes pour en engendrer un cercle vicieux où les menottes s’emmêlent pour garantir plus de criminalité. On emprisonne des rappeurs pour un joint, ceux là finissent dans un champ de guerre en Syrie, des photographes et des graphistes terminent leur jours dans un profond abysse de précarité où le jugement diaboliques de la société prends le dessus souvent.

Une question de priorité et de modèles à suivre

L’Etat crée des criminels sans se rendre compte en donnant l’aval à certaines personnes pour enfreindre les droits de l’Homme. On répond toujours présent quand le mal jaillie mais on ne se précipite jamais pour réformer. Allons-nous encore attendre des chiffres sépulcrales pour revisiter les vrais causes de la révolution et se tâter une fois de plus de conférences de presses, de forums et d’ateliers pour résoudre des problèmes purement humaines et d’ordre nationales ?

Augmenter la capacité d’accueil des prisons ou vider leur cellules ? la deuxième solution parait assez naïf pour certains mais dextrement efficace pour d’autres. La lutte contre la surpopulation carcérale ne devrait pas s’abstenir à la surveillance via un bracelet à la cheville, les travaux forcées feront aussi le job si on veut faire un bon cadeau à l’environnement et alléger les centres de détentions tout en gardant à l’esprit le déploiement d’un système de réinsertion adéquat avec les conditions extérieurs du pays.

 

 

 

 

 

 

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