Protection des animaux : à quand une loi sévère ?

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Le dimanche du 27 juillet a été une occasion pour les défenseurs des droits des animaux de protester contre les massacres quotidiens des chiens et chats errants. Initié par un fervent amoureux de la faune nommé Najib Belkhadhi, une manifestation devant le théâtre municipal de Tunis a réunit un bon nombre de gens criant fermement à l’absence de lois rigides protégeant l’espèce animale. 

La tragédie du refuge à Djerba comme rappel :

Le mercredi 22 juillet 2020 fut une journée tragique à Djerba suite à l’intrusion d’inconnus à un refuge d’animaux tenu par Tiziana Gamannossi, une étrangère vivant en Tunisie. Dans ce lieu où l’innocence règne, le verdict des 20 chiens sauvagement tués n’a heureusement, pas passé inaperçu aux yeux des internautes tunisiens.  Les trois suspects ont été arrêtés mais l’acte odieux n’a pas cessé de défrayer la chronique.

En effet, l’Association de Protection des Animaux de Tunisie (PAT) a décrié dans un communiqué le manque de reconnaissance des citoyens et de l’Etat vis-à-vis du travail énorme que fournit Tiziana Gamanossi pour limiter le nombre d’animaux errants sur l’Ile de Djerba.

La PAT réclame que des centres municipaux de gestion des chiens errants soient créés sur tout le territoire tunisien. L’association a par ailleurs permit le transferts des animaux qui vivaient au centre de refuge de Guellala de partir à Tunis.

 

Absence de loi rigide :

Si on feuillette le code pénal tunisien dans l’espoir de dénicher une loi interdisant la maltraitance des animaux on découvrirait un petit texte paraphé depuis la nuit des temps révoquant toute forme de brutalité envers des animaux seulement domestiqués. Pour récapituler, les chiens et chats errants sont considérés comme des moins que rien aux yeux de l’Etat sachant qu’il n’existe aucune loi pour les protéger.

Pour certains avocats comme Imed Ben Halima, l’inexistence de législation garantissant la paix aux animaux fait partie de l’aspect inconscient de la société tunisienne.

« Le texte de l’article 317 du code pénal existe depuis 1913, il n’a jamais été modifié… C’est ce qui rend les choses plus dur. Si on ne fait rien pour le réviser, les animaux seront toujours condamnés par un regard négligeant et hostile. Les associations qui combattent chaque jour pour nourrir des chiens errants devront lancer des réclamations pour remanier le texte de l’article 317 pour parvenir à des fins plus judicieux » avait-il déclaré.

 

Rappelons qu’en France le code pénal punit toute personne commettant un acte de cruauté ou de maltraitance sur un animal d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros. Quant en Allemagne, la cruauté envers les animaux peut valoir dans le code pénal allemand jusqu’à trois d’emprisonnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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